2006/04/20

Pequenas elegias: Liliana Magrini.


C'est de cette petite fundamenta en suspens sur l'eau, près de San Lorenzo, qu'il faut écouter la pluie: un bruissement léger, innombrable, que se précise et s'estompe, sinueux, accompagné d'un clapotis plus ruisselant, plus sourd ou tintant selon la hauteur des rives, les trous de la brique, la pourriture des portails. Parcourant le canal comme des doigts délicats effleurent une harpe, la pluie qui le moire semble y tracer de fragiles ondes sonores. C'est l'endroit de Venise où le chant des eaux du ciel et du canal est le plus multiple.


Carnet vénitien, ed. Le Cabinet des Letrés.

2 Comments:

Anonymous Anónimo said...

Respeitando as suas ecolhas lamento a "perda" deste blogue

9:20 PM  
Blogger Luis M. Jorge said...

Este blog não se perdeu, leitor. apenas tem um ritmo muito lento.

11:07 AM  

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